PPAF Editions
Typoésie arbitraire
du 12 octobre au 09 decembre 2021

La Parenthèse, Maison de l’Étudiant
50 rue Jean-Jacques Rousseau
76600 Le Havre

Entrée libre du lundi au vendredi
de 09h00 à 17h00

PRÉSENTATION

PPAF (Première pression à froid) est la structure associative qui porte les projets de création du duo d’artistes Adrien Chacon et Julien Molland. Elle a été créée en 2012.
Nos productions relèvent principalement du champ de l’édition de livres d’artiste et des arts graphiques. Nous partageons régulièrement notre pratique lors d’ateliers que nous concevons comme des dispositifs ouverts à l’imaginaire des participants.
Nous explorons les médiums de l’objet-livre, de l’affiche et des outils scripteurs. Notre pratique emprunte au design graphique son attention pour la typographie et les savoir-faire du livre mais notre enjeu principal se situe dans le langage et sa forme : le signe qui fait sens ou se dérobe à la lecture.
Nos travaux sont présentés et relayés dans des contextes variés : salons d’édition, salons de poésie ou de graphisme, centres d’art ainsi que dans divers rayons de librairies.

Pourquoi êtes-vous devenu.e graphiste ?
PPAF éditions est un laboratoire que nous avons peu à peu mis en place pour explorer l’objet-livre, l’affiche puis l’outil scripteur. Nos productions relèvent principalement du champ de l’édition de livres d’artiste et des arts graphiques et nous travaillons aussi à partir de textes. Venant des arts plastiques, de la gravure et de la photographie, nous avons très vite trouvé dans le design graphique des pistes quant à nos interrogations sur les liens entre la lettre et l’image et un vaste champ d’expression dans la fabrication du livre ou des ephemeras. Nous aimons l’idée de voir le graphiste comme un metteur en livre qui met bien en avant cette nécessité de s’approprier un texte et de l’interpréter par une écriture graphique qui lui est propre.

 

 

Présentez-nous votre projet pour cette édition 2021.
Tout est dans notre affiche pour Une saison graphique : un outil scripteur qui permet de tracer des compositions typographiques et un processus d’écriture pour générer des textes à l’aide de son téléphone.
Pour le versant graphique, les lettrages que nous allons produire avec les participants de l’atelier sont issus d’un système simple. C’est l’outil de dessin qui en induit toutes les règles et les contraintes.
Concernant les textes en eux-mêmes, les téléphones sont équipés d’assistant à la rédaction qui nous permettent de taper plus rapidement les textes ou même d’apprendre du vocabulaire ; en suivant certaines contraintes d’écriture prédéfinies, nous proposons de cheminer dans le champ lexical de notre téléphone et de générer un récit où il est difficile de prévoir ce qu’on va être en mesure de raconter.
Par exemple, les textes de l’affiche ont été produits avec la contrainte d’écrire uniquement avec les suggestions du téléphone et d’obtenir de ce dispositif qu’il nous propose soit le mot «saison», soit «graphique». L’exposition sera une restitution mettant en scène les outils et les productions dans l’espace de la galerie mais où on pourra aussi entendre des lectures des textes.

Quelle expérience aimeriez-vous faire vivre aux visiteurs d’USG21 ?
Nous souhaitons proposer un jeu graphique et poétique dont les règles sont induites par les outils. Il est intéressant d’expérimenter comment chaque outil induit une gestuelle et une forme. Dans le cas de notre outil scripteur, il s’agit de faire tourner un petit volume en bois pour en tracer les contours. Chaque face du volume devient un élément dans la trousse du compositeur de l’affiche. Nous découvrirons ensemble comment combiner ces formes pour rendre un texte lisible… ou presque.
Pour doubler le jeu des formes par un jeu sémantique, les visiteurs découvrent un ensemble de textes issu des ateliers. L’écriture est contrainte par les suggestions de mots du téléphone. Il faut donc se préparer à une narration en arborescence dont le fil ne tient pas tant à l’histoire imaginée par son auteur mais plutôt à l’algorithme de l’assistant de rédaction. La scénographie présente des résultats en cours ou accomplis et invite les visiteurs à s’interroger sur nos téléphones comme producteur de forme d’écriture et sur ce qu’il est encore possible de raconter.

La Parenthèse, Maison de l’Étudiant