Louise Humbert & dan Menegon
Bon point
du 23 octobre au 08 novembre 2021

(Ancienne) École des Garçons
Chemain du Câtel
76480 Duclair


Entrée libre du lundi au samedi
de 14h00 à 18h00

VERNISSAGE LE 06 NOVEMBRE À 18H00

PRÉSENTATION

Louise Humbert
Jeune illustratrice ayant effectué ses études à l’école d’art et de design du Havre, Louise use de son imaginaire poétique et parfois mystique pour créer un langage graphique, un trait empreint de nostalgie et d’une mélancolie douce.
Son travail est à retrouver sur Instagram : @louisehumbert

Pourquoi êtes-vous devenu illustratrice ?
Le dessin permet tout. Il suffit d’un trait pour raconter des histoires et ça m’a toujours fascinée.

Présentation du projet.
En tant qu’illustratrice je tente de créer tout un univers inspiré de l’imaginaire que véhicule ce lieu en reprenant des images, des éléments du passé et d’aujourd’hui pour les détourner, les remodeler et donner naissance à des personnages et des objets intemporels.
Il s’agit là de donner l’illusion d’être face à des archives d’un petit groupe d’élèves ayant vécu dans cette école. À l’image d’un certain Antoine Doinel je viens casser la discipline, les règles, les lignes avec des références poétiques, littéraires et cinématographiques cachées dans les différents travaux qui ont pris forme durant l’été 2021 dans mon atelier ou bien sur place en collaboration avec Dan.

Quelle expérience aimeriez-vous faire vivre aux visiteurs d’USG 2021 ?
Cette exposition est particulière dans le sens où tout l’accrochage est ouvert au public. C’est à dire que n’importe qui peut venir nous rendre visite pendant notre installation et interagir avec nous. Une manière de faire vivre ce lieu chargé d’histoire.
Des recherches et l’avancée de mes productions sont disponibles sur mes réseaux comme une extension de l’exposition. On peut y retrouver des illustrations animées ou des travaux inédits.
De plus Dan et moi aimons l’idée de collectible et d’accessibilité à l’art donc en plus des œuvres présentes sur place, il est possible pour le public d’acheter des objets imprimés en série à rapporter chez soi.

 

Dan Menegon
Je m’appelle Dan Menegon, j’ai 31 ans et je vis entre Paris et Rouen, les pieds dans une des circonvolution de la Seine.
Je suis « designer graphique » depuis maintenant 6 ans. Je dis « designer graphique » avec des guillemets parce que même si le terme résume plus ou moins la majeure partie de mon activité, je me vois plutôt comme un artiste visuel. Sans guillemets. J’ai apprivoisé le design graphique à l’ESADHaR, au Havre. Ville qui m’est très chère et qui m’a beaucoup apporté durant mon apprentissage.
Une fois cet apprentissage terminé je suis revenu dans ma ville natale où j’ai commencé, quelques années plus tard, à apprendre l’art de la céramique dans une association locale. Initiation qui a été mise en pause par la pandémie mais qui m’a permis d’acquérir certaines bases et un goût affirmé pour la création d’objets décoratifs.

Pourquoi êtes-vous devenu graphiste ?
Devenir graphiste s’est révélé pour moi au dernier moment. Il s’agirait presque de la rencontre d’un accident et d’une prophétie. Lors de ma première année d’étude au beaux arts de Havre j’avais la ferme intention de devenir artiste plasticien. Je voulais peindre, suivant le modèle de Frida Kahlo qui m’a ouvert les portes de l’art, de l’image, de sa composition et de ses symboles, et qui m’avait énormément intéressé, inspiré au cours de mes années de lycée. Au fur et à mesure que cette première année passait je me rendais compte des possibilités qu’offrait le design graphique ainsi que sa relation très étroite avec l’art et ses libertés. J’appris également que l’on pouvait créer des livres avec le design graphique. Bien plus que faire des affiches et travailler sur écran, le graphisme me permettait de créer des livres. Des objets éditoriaux que des personnes pourraient ramener chez elles, lire, compulser, ranger parmi d’autres livres. Moi qui avais passé mon enfance à les collectionner et à les emporter (une certaine collection seulement) dans une petite valise bicolore partout où j’allais, tout ça m’est revenu en mémoire et est devenu clair : je devais explorer le design graphique. C’est pour cela que je parle de prophétie, car j’aime me dire que j’y étais destiné.
Mes goûts ont évolué au cours des années pour se rassembler autour de la création d’images, d’objets décoratifs ou éditoriaux, mais toujours en gardant, lorsque cela est possible, la volonté que ces objets soient utilisables et utilisés.

Présentez-nous votre projet pour cette édition 2021
Pour cette édition de la Saison Graphique nous avons été invités à exposer dans l’école des garçons de la ville de Duclair. L’occasion est pour moi de rendre visite à mes souvenirs d’écolier et de retranscrire plastiquement ces souvenirs, qu’ils soient bons ou mauvais (voire très mauvais), en visuels et en volumes.

Quelle expérience aimeriez-vous faire vivre aux visiteurs d’USG21 ?
J’aimerais que les spectateurs de l’exposition en deviennent presque aussi les acteurs dans la mesure où je souhaite créer des objets qui soient employables. Qu’ils explorent sur place où emportent une production chez eux serait cohérent avec la définition ou la vocation que je donne à ma production, c’est-à-dire qu’elle fasse partie de leur vie.